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Madagascar : le gouvernement va-t-il assainir le secteur vanille ?

Début mars 2026, le Conseil des ministres malgache a rendu publics des chiffres préoccupants sur la filière vanille : près de 2 000 tonnes de surstocks, dont la moitié déjà hors du pays, face à une demande mondiale estimée à environ 3 000 tonnes l’an passé. Un déséquilibre qui pèse lourdement sur les prix, et sur ceux qui cultivent la vanille.
2 avril 2026 par
Fleur Noire


Un marché saturé


La récolte malgache s’annonce cette année bien supérieure à ce que le marché peut absorber. Conséquence directe : la vanille préparée pourrait s’échanger localement autour de 20 dollars le kilo. En 2018, elle approchait les 700 dollars. Peu de produits agricoles connaissent des écarts aussi violents en quelques années.

Les mesures du gouvernement


Depuis cinq ans, l’État malgache affiche sa volonté de remettre de l’ordre dans sa filière la plus emblématique. Pour la nouvelle campagne, la liste des exportateurs agréés est toujours en cours de vérification. Objectif : écarter les opérateurs qui n’ont pas respecté les règles lors des campagnes précédentes.

Le sujet dépasse les frontières de l’île. En déplacement aux États-Unis dans le cadre des discussions sur l’AGOA, l’accord commercial entre Washington et l’Afrique, le ministre de l’Industrie et du Commerce David Ralambofiringa a insisté sur la nécessité de responsabiliser tous les acteurs pour assurer l’avenir de la filière. Les États-Unis restent en effet le premier acheteur mondial de vanille.

Les planteurs, premières victimes


En 2019, un prix minimum de 50 000 ariary le kilo de vanille verte avait été fixé. Aujourd’hui, les planteurs se voient proposer environ 3 000 ariary, soit moins d’un dollar. La Sustainable Vanilla Initiative, qui réunit de grands acheteurs internationaux, plaide pour un prix d’exportation permettant aux producteurs de vivre décemment de leur travail.

Ce que cela change pour vous, professionnels


Une vanille bon marché n’est pas forcément une bonne affaire. Quand les prix s’effondrent, la qualité devient très inégale : gousses récoltées trop tôt, préparation bâclée, vieux stocks qui ont perdu leurs arômes ou se sont desséchés. Sur un marché saturé, beaucoup de lots médiocres circulent à des prix attractifs.

À plus long terme, des prix trop bas découragent les planteurs. Certains délaissent leurs lianes, et l’histoire de la vanille montre que les périodes de surproduction préparent souvent les pénuries suivantes.

Chez Fleur Noire, nous travaillons avec des plantations du sud-est de Madagascar où la vanille est récoltée à maturité, avec des taux de vanilline approchant 3 % sur certains lots. Découvrez nos vanilles de Madagascar, ou consultez notre offre pour les professionnels pour des lots analysés et un tarif adapté à vos volumes.

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